Approche

 

La croissance tentaculaire de la ville, la mutation des zones rurales périurbaines, l’importance des infrastructures génèrent de multiples conflits, de nouvelles formes urbaines qui mettent la mobilité et les espaces du déplacement au coeur du débat. L’évolution des réseaux, l’émergence des grands ensembles, le phénomène d’entrées de ville, le changement du rapport traditionnel entre la ville et la campagne modifient rapidement les paysages et l’organisation des territoires. Les approches quantitatives des 30 glorieuses exacerbées par l’urbanisme réglementaire sont maintenant révolues et de nouvelles démarches, qualitatives, sont devenues nécessaires.
La ville contemporaine est le résultat de la confrontation de logiques sectorielles. Elle échappe aux modèles de la ville centre traditionnelle mais elle n’est pas le chaos que certains redoutent. Les ruptures issues de la création des grands ensembles, et des multiples réseaux de transports mettent les périphéries en questions. La ville ne peut se réduire à une juxtaposition d’architectures même de très grande qualité. La conception de l’édifice doit s’inscrire dans une réflexion plus large sur les territoires. L’architecture est amenée à s’inscrire dans la contemporanéité en investissant de nombreux domaines d’action de l’aménagement qualitatif, en particulier, celui des espaces du déplacement. L’aménagement, la réhabilitation, la gestion des territoires ne peuvent s’inscrire dans la durée que par des démarches de concertation.